Article publié le 01/03/2008 Dernière mise à jour le 02/03/2008 à 10:42 TU

Des voitures de police en feu dans le centre d'Erevan, dans la soirée du 1er mars 2008.
(Photo : Reuters)
Avec notre correspondante à Erevan, Laurence Ritter
Enfermés à l'intérieur de leurs propres barricades formées de bus publics mis en travers des chaussées, les manifestants ont vu les premières balles traçantes siffler au-dessus d'eux vers 21h 15, heure locale.
Mais très vite, sortant de ce périmètre, au carrefour de l'artère centrale d'Erevan, de petits groupes, armés de pierres, de barres de fer et de cocktails Molotov, ont commencé à affronter les forces de l'ordre.
Les camions équipés de canons à eau n'ont pas réussi à disperser les manifestants montant toujours plus nombreux à l'assaut.
Plus loin, à l'intérieur de ces barricades de fortune, plusieurs leaders de l'opposition s'exprimaient encore au micro, alors que l'émeute continuait. On déplore déjà des blessés et dans l'émeute même, les gens s'interpellent, cherchant à dresser un bilan, montrant leurs blessures.
Un adolescent gravement atteint à l'œil et le crâne en sang est évacué. Un peu plus tôt, c'était un jeune de la police que les manifestants ont protégé des autres et réussi à évacuer.
Vers 22h 30, on apprenait que l'état d'urgence était déclaré, tandis que ces affrontements violents continuaient autour d'une foule toujours très importante, retranchée, quant à elle, entre les ambassades de France, d'Italie et de Russie.
Spécialiste de l'Arménie à l'International Crisis Group d'Erevan
« Les manifestants suivent les mots d'ordre qui leur ont été donnés par le candidat de l'opposition, l'ancien président, Levon Ter-Petrossian ».
Audio
Correspondante de RFI à Erevan
« Le rassemblement autour des ambassades de Fance, d'Italie et de Russie a tourné à l'émeute. »
02/03/2008 par Laurence Ritter
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